PDO

Le PDO mesure le facteur chance de chaque équipe versus leur performance générale au classement. Une équipe ayant un PDO supérieur à 102 sera considérée comme très chanceuse, une équipe avec un PDO inférieur à 98 sera considérée comme non chanceuse alors qu’une équipe ayant un PDO autour 100 présentera des performances que nous pouvons juger de « juste ». Compte tenu qu’il est impossible de prédire le nombre d’avantage numérique qu’une équipe bénéficiera lors d’une saison (et par défaut leur performance en avantage numérique), seules les périodes à 5 contre 5 sont considérées dans le calcul du PDO.

Le graphique suivant nous présente la relation entre la performance 2018-2019 des équipes et leur PDO. L’axe du PDO croise l’axe des points à 92,6 points, ce qui correspond au nombre moyen de points, en se basant sur les 5 dernières années, qu’une équipe doit avoir pour faire les séries de fin de saison. Également, la zone bleue indique les équipes pour lesquelles la chance a joué un rôle moins important dans leur performance. Celles-ci se trouvant avec un PDO entre 99 et 101. Attardons-nous maintenant aux équipes aux extrémités du graphique.

PDO - AUGMENTATION DE PRODUCTION

Les équipes affichant un PDO inférieur à 98 ont été marqués par une malchance extrême en 2018-2019, ce qui, pour la plupart a été néfaste pour leur résultat annuel. Heureusement pour eux, le facteur chance fluctue d’une année à l’autre, voir même entre la saison régulière et les séries de fin de saison pour ceux qui ont réussi à se qualifier à la grande messe de fin d’année malgré tout. Pour notre analyse, nous considérons que les équipes ayant un PDO de moins de 99 devraient vivre une augmentation de leur production cette année.

WILD DU MINNESOTA

(PDO : 98,4 – Points : 83)

Le Wild a gagné le prix de l’équipe la moins chanceuse de l’année avec son PDO de 98,4. Lorsque nous regardons la moyenne du PDO de leurs cinq meilleurs pointeurs en égalité numérique, nous obtenons un PDO de 97,7, ce qui est plus faible que la moyenne de l’équipe complète. À l’exception de Jared Spurgeon qui frôle la moyenne, ils devraient tous bénéficier de plus de chance cette année. Par le fait même, la récolte de points du Wild devrait également augmenter.

PANTHERS DE LA FLORIDE

(PDO : 98,5 – Points : 86)

Les Panthers ont eu une autre année difficile, malgré un premier trio menaçant, sans être des plus chanceux avec leur PDO de 98,5. La moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique atteint 98,4, soit à peine un peu moins que l’ensemble de l’équipe. Ayant peu de profondeur, l’effet du faible PDO des principaux joueurs a un impact direct sur le rendement de l’équipe. À l’exception de Aleksander Barkov qui devrait maintenir son rendement, les autres devraient avoir un peu plus de chance et par défaut améliorer la performance des Panthers.

SABRES DE BUFFALO

(PDO : 98,7 – Points : 76)

Les Sabres ont montré de beaux signes de progression cette année, mais ils auraient eu besoin d’un peu plus d’aide pour aspirer à de meilleurs résultats. Tout comme l’ensemble de l’équipe, la moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique a été de 98,7. À l’exception de Jeff Skinner pour qui le facteur chance n’a pas réellement joué un rôle dans son succès, les autres devraient voir leur production augmenter tout comme l’ensemble de l’équipe.

DEVILS DE NEW JERSEY

(PDO : 98,7 – Points : 72)

Après avoir eu une superbe année en 2017-2018, les aspirations pour 2018-2019 étaient élevées. Par contre, avec un PDO de 98,7, nous pouvons confirmer que la chance n’était pas avec eux. La moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique a été de 97,8, soit moins que l’ensemble de l’équipe. À l’exception de Kyle Palmieri qui devrait se maintenir, les autres devraient voir leur production augmenter. Si le PDO des meilleurs augmente, le rendement de l’équipe augmentera !

SHARKS DE SAN JOSE

(PDO : 98,7 – Points : 101)

L’analyse des Sharks est intéressante de par leur faible PDO et le nombre de points accumulés durant l’année. Ils ont une année hors pairs et je n’ose même pas penser le nombre de points s’ils avaient eu simplement un peu de plus de chance, auraient-ils dépassé la marque du Lightning ?  Lorsque nous analysons leur PDO d’équipe de 98,7 versus le PDO de leurs 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique se chiffrant à 99,4, nous pouvons dire que les joueurs les plus productifs n’ont pas été affectés par le facteur chance. Bref, les Sharks devraient améliorer leur cumul de points cette année.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Les Sharks ont maintenu un PDO de 99,1 durant les séries alors qu’ils ont affronté des équipes ayant des PDO entre 100 et 101. Tout comme durant la saison, nous pouvons nous demander jusqu’où ils se seraient rendus s’ils avaient eu un peu plus de chance.

COYOTES DE L’ARIZONA

(PDO : 98,8 – Points : 86)

COYOTES DE L'ARIZONA

(PDO : 98,8 – Points : 86)

Les Coyotes sont passés à 4 points d’une participation aux séries de fin d’année, malgré leur PDO de 98,8. Avec un peu de chance, les résultats auraient pu être différents. Le PDO de leurs 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique de 98,8 étant égal à l’ensemble de l’équipe, nous présumons que les Coyotes devraient mieux performer avec un peu plus de chance. Ils feront mieux cette année que la dernière.

PDO - DIMINUTION DE PRODUCTION

Les équipes affichant un PDO supérieur à 102 ont bénéficié du facteur chance de façon extrême en 2018-2019, ce qui a été bénéfique pour eux au niveau de leur récolte de points. Malheureusement pour eux, le facteur chance fluctue d’une année à l’autre, voir même entre la saison régulière et les séries de fin de saison. Pour notre analyse, nous considérons que les équipes ayant un PDO de plus de 101 devraient vivre une diminution de leur production cette année.

CAPITALS DE WASHINGTON

(PDO : 102,2 – Points : 104)

Les Caps est l’une des 2 équipes ayant maintenu le plus haut PDO de la dernière saison. Lorsque nous regardons un peu plus loin, nous comprenons plus facilement ce qui leur a permis d’obtenir leur succès. Si nous regardons la moyenne du PDO de leurs cinq meilleurs pointeurs en égalité numérique, nous obtenons un PDO de 102,5, ce qui est très élevé. À l’exception de Nicklas Backstrom qui devrait maintenir le rythme avec un PDO de 100,6, les quatre autres devraient voir leur production diminuer. Par le fait même, la récolte de points des Caps devrait également diminuer.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Les Caps sont revenus à un PDO normal avec une mesure de 100,6 alors que les Hurricanes ont vu leur PDO augmenter de 99,2 en saison à 101,1 en séries. Ces derniers ont donc bénéficier davantage de chance, ce qui a certainement aidé à leurs succès et l’élimination rapide des Caps.

ISLANDERS DE NEW-YORK

(PDO : 102,2 – Points : 103)

Les surprenants Islanders est l’autre équipe ayant bénéficié du plus haut PDO de la saison. Alors que tous les croyaient bons pour le dernier rang au classement général suite au départ de John Tavares, ils ont surpris le monde du hockey…mais ont grandement profité de leur chance ! La moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique atteint un sommet de 102,9. À l’exception de Mathew Barzal qui devrait voir la chance être un peu plus de son côté l’an prochain, les quatre autres devraient voir leur production diminuer et donc, faire diminuer la performance générale de l’équipe.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Les Islanders ont retrouvé un PDO normal de 99,6. En première ronde, ils ont éliminé les Pingouins de Pittsburgh qui ont présenté un PDO de 92,3, signifiant que ces derniers ont été extrêmement malchanceux (Notre métrique la plus basse pour la saison est d’un PDO de 96 !). Les Islanders en ont profité, mais en deuxième ronde, alors qu’ils ont été éliminés par les Hurricanes (PDO de 101,1), ils n’ont pas fait le poids.

LIGHTNING DE TAMPA BAY

(PDO : 102 – Points : 128)

La saison de rêve du Lightning est certainement reliée au talent brut de l’équipe, mais les 128 points le sont davantage avec leur PDO élevé de 102. Alors que tous s’entendaient sur la puissance de cette équipe, personne ne pouvait présager autant de victoire. La moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique a été de 102,6, ce qui est très élevé. À l’exception de Steven Stamkos qui a maintenu un PDO normal de 100,9, les 4 autres principaux producteurs de points de l’équipe devraient voir diminuer leur production. Ce qui aura un impact certain sur la performance globale de l’équipe qui verra son nombre de points diminuer cette année.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Le Lightning a vécu un revirement total de la situation en passant d’un PDO de 102 à un faible PDO de 96,7 en séries. La chance leur a vraiment tourné le dos alors qu’ils affrontaient les Blue Jackets de Columbus qui ont maintenu un PDO neutre de 99,3.

MAPLE LEAFS DE TORONTO

(PDO : 101,9 – Points : 100)

Nous avions tous hâte de voir ce que feraient les Maple Leafs avec l’ajout de John Tavares. Cette jeune équipe a récolté une belle production de points et a profité d’un PDO favorable pour les aider à maintenir le rythme tout au long de l’année. La moyenne du PDO de leur 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique a été de 102,2 ce qui porte à croire que leur performance diminuera l’an prochain. À l’exception de Auston Matthews qui devrait voir sa production augmenter, les quatre autres devraient vivre la situation inverse. Donc, les Maple Leafs verra son nombre de victoire diminuer l’an prochain en voyant leur PDO se rapprocher de la normale.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Les Maple Leafs ont maintenu un PDO de 100,8 durant les séries, ce qui est dans la normale. Ce n’est pas pour rien que leur série contre les Bruins de Boston s’est terminé en sept parties. Les Bruins pour leur part ont simplement profité d’un peu plus de chance avec un PDO de 101,6.

PENGUINS DE PITTSBURGH

(PDO : 101,4 – Points : 100)

Les Penguins sont un exemple de constance depuis les dernières années. Lorsque nous analysons leur PDO d’équipe de 101,4 versus le PDO de leurs 5 meilleurs pointeurs en égalité numérique se chiffrant à 100,3, nous pouvons présumer que le facteur chance a été prédominant auprès des joueurs de soutien beaucoup plus que pour les joueurs de pointes (À l’exception de Crosby et Guentzel). Ceci dit, les Pingouins devraient tout de même voir leur nombre de points globaux diminuer l’an prochain, à moins que leurs joueurs vedettes attirent la chance d’avantage cette année.


Que s’est-il passé en séries de fin de saison ? Les Penguins ont été l’équipe présentant le PDO le plus faible des séries avec un score de 92,3. À titre d’exemple, l’équipe ayant le moins bénéficié de la chance en saison régulière a affiché un PDO de 98,4 (Wild Minnesota)..Rien à rajouter que la chance n’était vraiment pas avec eux !

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